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La petite et la grande histoire... |
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Nous rêvions d’un refuge, d’un havre, d’un espace convivial... pour le plaisir... pour le bonheur... le bien boire et le bien
manger... Nous voulions un lieu qui ait une histoire, des racines, une âme...Nous
voulions le silence, la campagne, un lieu pour assister au lever et au coucher du soleil... |
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Et voilà que nous trouvons la perle rare. Une maison de ferme
en bois construite par les loyalistes en 1795 (voir plus bas). Une maison qui a traversé le temps avec dignité et qui a réussi
à s’épanouir dans l’une des plus belles régions du Québec. |
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Un lieu magique... pour prendre le petit café du matin en
admirant le lever du soleil. Pour prendre le digestif en s’extasiant sur le
coucher du soleil sur les montagnes. |
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Pour accueillir... choyer la clientèle fidèle... préparer un
bon feu de bois à l’extérieur, été comme hiver, et des repas gargantuesques
qui comblent l’appétit pour longtemps... |
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Histoire
L'Estrie forme un territoire d'une superficie d'environ 1,6 millions
d’hectares, s'étendant des seigneuries au sud du fleuve Saint-Laurent
jusqu'aux frontières américaines et de la rivière Richelieu à la rivière
Chaudière. La richesse de son sol et de son sous-sol, la splendeur de ses collines
et de ses montagnes, la beauté sauvage de plusieurs centaines de lacs en font
l'une des plus magnifiques régions du Québec. Cette région, fortement
appréciée de nos jours par les villégiateurs et les touristes, était, sous le
régime français (1534-1760), un immense territoire réservé aux Abénaquis de
la grande famille Algonquine qui ont été refoulés des États de la Nouvelle
Angleterre, à la fin du 17e siècle. En 1792, le gouvernement impérial fait tailler en 93 «cantons» le
territoire dénommé Comté de Buckinghamshire et désigne chacune de ces
sections d'un nom emprunté à la carte d'Angleterre. Il semble que l'on a pris au hasard et sans beaucoup d'efforts
d'imagination, des vocables d'endroits affectionnés dans la Grande-Bretagne
et rien dans cette nomenclature ne rappelle un fait glorieux ni même une
particularité géographique. Remarquons qu'aucun nom francophone n'est
attribué. Désigné sous le nom de Haut Saint-François, ce paradis de chasse et de
pêche fut longtemps parcouru seulement par les Amérindiens et des trafiquants
de fourrures. À cette époque, aucune colonisation n'avait été faite, on
retrouvait seulement un poste de traite situé aux Grandes-Fourches, première
appellation de la ville de Sherbrooke. Sous le régime Anglais, à partir de 1760, cette situation s'est maintenue
jusqu'à la déclaration de l'Indépendance Américaine. À cette date, les
habitants de la Nouvelle Angleterre, demeurés fidèles à la Couronne
Britannique, durent s'exiler. Une bonne partie de ces gens que l'on nommait
"Loyalistes" immigrèrent au Canada; les autorités décidèrent alors
de leur concéder des terres situées dans cet immense territoire encore
inhabité. Mais il faut faire attention avec le terme "loyaliste". Les
terres étaient offertes gratuitement sur base d'un serment d'allégeance à la
Couronne britannique. L'attrait de la gratuité des terres fit que de nombreux
Américains de sentiments politiques divers n'ont pas hésité à prêter serment
pour avoir accès à ces terres. Il serait donc plus juste de parler de peuplement
américain pour cette région. [4] La concession de ces terrains s'effectua sous forme de canton (township) d'une superficie
de 100 milles carrés (10 milles x 10 milles). C'est à ce moment qu'apparaît la désignation de
"Eastern-Townships" par opposition aux "Western
Townships" du Haut-Canada; ce
territoire est la province actuelle de l'Ontario, créée par l'Acte constitutionnel
de 1791 parce que les loyalistes refusaient de vivre sous la même loi que les
Canadiens, d'origine française. La colonisation est lente à s'affirmer; le gouvernement du Bas-Canada (Québec
actuel), méfiant à l'endroit des colons, ces Américains arrivés 30 ou 40 ans
après l'indépendance américaine et refusés en Ontario pour mauvaises moeurs.
Plusieurs squatteront les terres avant même qu'elles soient concédées. De
plus, vu que cette région n'est pas encore défrichée, plusieurs Américains
ignoreront être en territoire du Bas-Canada lors de leur établissement
illégal. De ce fait, après 1792, la forte majorité des colons des Cantons de
l'Est proviennent des États-Unis. [5] Le gouvernement laissera se débattre avec peu de ressources ces colons.
Il ne leur ouvre qu'en 1811 le Chemin Craig,
reliant Québec à Richmond, en passant par les cantons de Leeds, Halifax, Chester,
Tingwick et Shipton. Sans l'aide des administrateurs, les Cantons de l'Est se développeront
conjointement avec les États de la Nouvelle-Angleterre. Avant l'arrivée du
chemin de fer dans la région, il est plus facile de faire du commerce avec
Boston et Portland aux États-Unis qu'avec Montréal et Québec. Les colons
américains avaient développé plusieurs routes passant au travers des
montagnes pour communiquer avec les États-Unis et faire des échanges
commerciaux.[6] Vers 1840, on assiste à l'arrivée massive d'immigrants irlandais et
d'Écossais attirés par la compagnie des terres "The British American
Land Co." Ils occuperont la région à l'est de Sherbrooke et Compton.
Pour leur part, les Irlandais catholiques seront surtout présent en ville,
étant peu habitués au type d'agriculture pratiqué dans cette région. Ils
seront nombreux à Richmond et Sherbrooke. [7] Même si les premiers Canadiens-français arrivent vers 1812 dans la
région, il faut attendre vers 1840 pour y voir un début d'immigration
francophone. Leur nombre deviendra appréciable à compter des années
1850-1860. Aujourd'hui, la population de l'Estrie est majoritairement francophone
(plus de 95%).Pour en savoir plus :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Estrie |
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